Samedi 8 juillet 2017, à Monéteau, par Michel Frimour, entretien du potager et suite de semis.

Samedi 8 juillet 2017, à Monéteau, par Michel Frimour, entretien du potager et suite de semis.

 

La saison étant un peu bouleversée par les conditions météo, Michel a davantage orienté son propos sur les besoins en arrosage des plantes que sur les semis. Une quinzaine de personnes toujours aussi fidèles étaient venues à son rendez-vous et se sont inscrites en début de séance.

 

D’une manière générale, selon que le sol est nu ou protégé par un couvert, le besoin en arrosage est différent, voir réduit de moitié dans le second cas, l’essentiel étant de maintenir un sol meuble, et surtout d’éviter d’arroser les feuillages. L’eau est précieuse, sachons la gérer en fonction des besoins réels des plantes.

 

On peut distinguer 3 catégories de plantes :

  • les « chameaux » qui se passent volontiers d’arrosage après les semis ou les repiquages, sauf sécheresse exceptionnelle
  • les « sobres » qui tolèrent une petite période de sécheresse
  • les « exigeants » qui ont besoin d’un sol humide pour éviter de monter à graines prématurément. En fait, la montée à graines correspond à un besoin de la plante de se reproduire, car elle se sent en situation de détresse.

 

Quelques généralités :

Chaque plante manifeste son besoin en eau. Il suffit de repérer les signes de déshydratation.

En dessous de 8°, la végétation se ralentit notablement.

L’arrosage excessif affadit les plantes.

L’oïdium et le mildiou viennent  surtout sur certains feuillages humides.

La meilleure période d’arrosage est le soir pour limiter l’évaporation. Préférer l’eau à température ambiante, d’où l’intérêt d’avoir des containers de stockage, fermés pour éviter la prolifération des moustiques, si possible d’eau de pluie.

Pour vérifier l’état d’humidité du sol, Michel Frimour se sert d’un appareilqui teste l’humidité du sol jusqu’à 4 à 5 cm de profondeur, suffisamment pour certaines plantes, et fait aussi pH mètre Il s’appelle Three-way water.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par ordre alphabétique, voici quelques exemples pratiques de déshydratation :

 

L’ail ne s’arrose pas

 

L’artichaut est très gourmand en eau. Il leur met 10 litres d’eau par semaine, sans oublier une bonne quantité de compost avant la plantation.

 

L’aubergine : dès que les feuilles se ramollissent et tombent, et avant que l’épiderme des fruits ne se ride, il faut arroser, voir tous les jours, sauf en présence de couverts.

 

La betterave : dès que les feuilles piquent du nez, avant qu’elles ne jaunissent, et afin d’éviter une floraison précoce, on peut arroser, même sur les feuilles. Besoins limités en eau. Qualité indifférente de l’eau.

 

La carotte : dès que le feuillage se couche, arroser légèrement mais régulièrement, surtout après les semis.

 

Le céleri rave a besoin d’un sol humifère pas trop ensoleillé. Il peut tolérer 48 h de sécheresse.

 

Le chou d’hiver : ses feuilles se fanent et jaunissent. La croissance stagne. Besoin d’eau à température ambiante. Il est très vulnérable à la sécheresse. Arrosages abondants et réguliers. Le système goutte à goutte ou le tuyau poreux sont préférables pour garder en permanence une terre humide et fraiche. Mettre de la tanaisie sur les plants pour éloigner les papillons piéride du chou et les altises.

 

Le cornichon et le concombre : le feuillage se flétrit, le fruit est moins ferme et devient amer, arroser au pied.

 

La courge et la courgette : lorsque les feuilles se penchent vers le sol, arroser abondamment au pied. Eau pas trop froide.Les fruits se récoltent avant qu’ils n’atteignent 20 cm afin que la plante produise davantage de fleurs.

 

Les haricots : les feuilles se flétrissent. Les haricots ont des fils. Eviter une eau calcaire. Le feuillage peut être mouillé. Il prévoit une armature en fer qui permet de les faire monter.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les laitues : lesfeuilles se ramollissent. Attention au dessèchement qui peut entrainer la mise à fleur. Eviter de mouiller le feuillage. Qualité de l’eau indifférente.

 

Les navets : le feuillage se penche vers le sol et jaunit. Les racines deviennent fibreuses. Arroser le feuillage pour éloigner les altises. On peut mettre de la tanaisie. Qualité de l’eau indifférente.

 

L’oignon : les feuilles les plus vieilles commencent à jaunir. Un excès d’humidité entraîne de la pourriture. Il n’aime pas les terres argileuses. Préférer l’eau de pluie.

 

Piment et poivron : dès que les feuilles se flétrissent et piquent du nez, arroser au pied. Besoins plus limités en eau.

 

Les radis : le feuillage fane, le radis se creuse, pique et devient filandreux. Le sol doit rester frais. En arrosant le feuillage, on éloigne les altises. Qualité de l’eau indifférente.

 

Les tomates : les feuilles se recroquevillent, fanent, jaunissent à partir du bas de la tige. Ne pas confondre avec les feuilles qui s’enroulent pour se protéger d’un excès d’ensoleillement. Arroser autour du pied. On peut les protéger du soleil et de la grêle avec des systèmes adaptés qui permettent également de les approvionner en eau.

 

La concurrence avec les herbes est surtout ennuyeuse lorsque les herbes sont à graines. Les enlever avant la montée à graines, les faire sécher 48 h et les remettre au compost ou en couverture.

 

Les semis et plantations :

 

Ne pas oublier de mettre de la potasse  et du phosphore au printemps pour avoir des beaux fruits goûteux.

 

A partir de juin, on peut semer des radis « des Cinq semaines ». Les radis d’hiver se sèment après le 15 juillet. Il a choisi les radis longs « Noir poids d’horloge »,« Violet de Gournay »,« Rose de Chine ».

 

Le céleri rave : on peut le planter entre les rangs de haricots, par exemple.

 

Les melons doivent être éloignés des concombres et cornichons pour éviter l’hybridation qui risque de donner au melon la saveur du concombre.

 

On peut semer encore les navets, le rutabaga, les courgettes pour en avoir jusqu’en septembre, les haricots mange tout (toutes les 3 semaines).

 

La mâche peut se semer à la mi-août à la suite des pommes de terre.  Bien tasser le sol.

 

Les carottes d’hiver peuvent encore être semées pendant 1 semaine,(elles gèlent à – 7°). Pour ses carottes, Michel Frimour met du papier journal au sol,  tenu par des barres de fer, et arrose ainsi ses graines tenues à l’obscurité en dessous, dans des lignes chargées de compost à raison d’un kg au ml sur 15 cm de large. (Photo). Les araignées rouges n’aiment pas trop l’humidité. Par contre les limaces viennent facilement dessous le papier journal ; il fait des carottes « de Chantenay » et « Colmar ». C’est le même principe de semi pour le persil.

 

Semer maintenant la chicorée frisée, la scarole.

 

D’après certains dictons, on plante les pommes de terre lorsque les lilas fleurissent et on sème les carottes quand l’aubépine est en fleur.

 

Prochain rendez-vous le 9 septembre.

 

Georges Chevaux

 

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