Visite d'une haie bocagère

CHAMPIGNELLES. 8 octobre 2017. Visite d’une haie bocagère chez Eric Jublot par Jean Ravisé.

Le Président Ravisé rappelle l’objet de notre visite et son inscription dans une démarche plus lointaine de l’organisation d’un salon sur les haies en 2019.

Nous avions fait une première approche de reconnaissance de haie chez un particulier le 15 septembre. Les propriétaires recherchaient davantage une haie ornementale pour se protéger des regards du voisinage et un choix de coloris agréable à voir. Une dizaine des personnes intéressées par le thème la première fois et un nouveau couple sont venus assister à cette seconde visite sur le terrain, mais cette fois d’une haie bocagère mellifère de 400 ml.

Rappelons qu’Eric Jublot a bénéficié, il y a 6 ans, d’une aide financière du Conseil Régional de Bourgogne pour aménager un verger conservatoire dans sa propriété. La SHY avait accompagné la représentante du CRPF,  il y a 3 ans, pour contrôler l’avancement de ses travaux. En complément de l’implantation de ses arbres fruitiers, Eric Jublot avait judicieusement prévu de planter une haie mellifère de 400 ml, et d’installer 3 ruches, pour améliorer la biodiversité.  Comme il souhaite à terme vivre dans cette maison familiale très ancienne, il cherche à l’aménager pour avoir le maximum d’autonomie.

En Puisaye, il est de tradition d’avoir des haies bordant les propriétés et les parcelles. 

 

Entrée de la propriété bordée de haies.

 

A l’origine, les haies existantes dans la propriété étaient devenues envahissantes, et pouvaient atteindre une largeur d’une dizaine de mètres, avec beaucoup d’épineux. Il a donc commencé par réduire cette emprise avec un broyeur. On peut remarquer qu’il n’est pas facile de se débarrasser des épineux car ils repoussent là où ils ont été broyés. Il faut donc régulièrement les supprimer. De grands arbres ont été réduits, voire supprimés, ne serait-ce que pour permettre à une ligne électrique de passer dans la propriété. Les plus beaux spécimens ont été conservés.

Il a dans le même temps, acquis une nouvelle parcelle de pré qui a fait l’objet de la plantation d’une nouvelle haie à 4 m de la limite de propriété,

Haie plantée à 4 mètres de la limite de propriété.

ce qui en facilite la maîtrise de part et d’autre. Elle a été paillée au sol durant 3 années. Au départ, cette nouvelle haie avait été protégée par une clôture électrique, mais qui n’a fait que limiter les défoliations par les chevreuils. Un chevreuil peut en une journée consommer des jeunes feuilles sur 2,5 km de long. Par contre, leur pénétration a été rendue plus difficile grâce à une clôture à grillage à moutons, noué, de type Ursus, mise en limite de propriété. On constate maintenant, après 6 ans d’existence, que les pousses ne sont pas toutes au niveau de croissance souhaité. Cependant chacun prend sa place, même si les plants sont très rapprochés.

 

Les variétés choisies sont très diverses. Notre Président a pu identifier de l’aulne (Alnus glutinosa), du noisetier, de l’érable champêtre, du charme, du châtaignier, du néflier,

Néflier d'une ancienne haie.

du tilleul, du cormier, du Laurier d’Alexandrie (Ruscus danae racemosa), du merisier… Chaque variété peut avoir son utilité : la consommation de fruits ou de fleurs, la phytothérapie, le bois de chauffage, le bois d’œuvre, comme les manches de pioche faites en cornouiller sanguin (Cornus sanguinea). Autrefois, régulièrement, tous les 15 ans environ, on faisait une coupe de bois. L’ombrage permet également aux petits animaux et insectes de venir s’y abriter. Eric Jublot constate à nouveau la présence de lièvres et de faisans.

Après avoir fait le tour du propriétaire en longeant la haie, nous avons fait une visite de son verger conservatoire.

 

Vue sur le verger conservatoire.

 

Dans l’ensemble, les sujets ont bien profité. Parfois, on peut constater des difficultés, selon la nature du terrain plus ou moins en adéquation avec le porte greffe initial, voire même un arbre en survie attaqué au pied, comme le poirier William Bon Chrétien, qu’il va devoir remplacer. On peut aussi admirer l’étiquetage des variétés,  intact depuis la plantation, car il a été fait par découpe laser dans des plaques en aluminium.

Pour faciliter la biodiversité, Eric Jublot pratique le fauchage sur bandes, laissant ainsi des espaces complets pour le développement des fleurs autochtones. Il nous confie être assez impressionné par le nombre d’insectes qui peuvent vivre dans ces espaces. Il s’interroge sur les difficultés de croissance que rencontre son saule pourtant implanté près de la mare. Le Président Ravisé reconnait que les sols de Puisaye ne sont pas assez profonds pour correspondre à ce type de variété. Il faut aussi admettre que les porte-greffes étaient autrefois transplantés par les paysans d’un bois à leur implantation définitive toute proche, ce qui leur donnait un gage de vitalité. Actuellement, on a du mal à savoir dans quel sol ils ont été semés.

La séance s’est terminée par le verre de l’amitié, avec la traditionnelle trouspinette locale.

 

© Texte et photos de Georges CHEVAUX

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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