Céleri

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Deux types de céleri se partagent les faveurs du jardin : 
   le rave, dont malheureusement parfois, dans certaines régions, la grosseur ne dépasse guère celle d'une tête de sansonnet 
   le "branche" qui, lui, arrive à se défendre honorablement, même si les conditions de culture sont un peu précaires.

 

Les grandes étapes de la vie du céleri.

- Semis à partir de mars, soit sous châssis, soit en terrine à une température d'environ 15 à 17°C. A froid, le semis est souvent mis en échec. Semez clair, en recouvrant peu les graines qui sont fines (on en compte environ 2500 dans un gramme).
Levée en 15 à 20 jours, temps variable suivant la température.


- Repiquage du jeune plant : 3 semaines après la levée, à 4/5 cm d'écartement. Ombrez fortement jusqu'à la reprise complète : les jeunes céleris ne supportent pas la moindre insolation. Une heure ou deux de soleil vif sous les vitres et s'en est fait des plants : retour à la case départ, utilisation du reliquat de plants (s'il en reste) ou nouveau semis qui devra accélérer la cadence pour rattraper le retard.
Motte ou "arrachis" ?... dans le commerce "grand public", vous trouverez des céleris élevés sur mottes de terreau : c'est une méthode incontournable pour la vente en barquette. Des plants en "arrachis" ne supporteraient pas les multiples manutentions liées aux différentes étapes commerciales.
Sur les marchés, en revanche, il est courant de voir les maraîchers proposer du plant à racines nues dans un état de fraîcheur irréprochable.
Aussi, à moins que vous ne disposiez d'aucun point d'eau dans votre jardin, inutile de vous fatiguer à faire du plant en motte. Le céleri reprend très bien en repiquage comme les poireaux pourvu que 2 ou 3 arrosages lui facilitent la reprise.


- Plantation: à faire impérativement en terrain richement fertilisé, surtout pour le céleri rave qui ne trouve jamais son garde-manger suffisamment garni à son gré. 
Le "branche" ou céleri côte est moins exigeant : nourri au rabais, il se contente de faire ce qu'il peut dans des limites plus modestes, mais reste parfaitement utilisable.

 

- La bonne distance : comptez 30 cm en tout sens, c'est une bonne moyenne pour un jardin d'amateur. Ne lésinez pas sur l'apport de compost ou de terreau.

Des céleris qui s'envolent !
Il peut arriver que certains pieds montent prématurément à graines. Le plus souvent c'est le retard apporté à la plantation qui fait figure d'accusé. Lorsque les plants ont trop souffert, ils sont incapables de reprendre une végétation normale. les inconditionnels déclareront haut et fort que la lune n'était pas la bonne au moment des différentes étapes de la culture.

Les accidents de parcours : c'est surtout la rouille ou septoriose qui peut faire des ravages sérieux.
Le revers des feuilles de couvre de pustules orange et les plantes se rabougrissent.
Limitez les dégâts en enlevant les feuilles malades.

Les pulvérisations de purin d'orties ou des poudrages aux algues renforcent la résistance des plantes.
En cas d'attaque trop forte, traitez avec un fongicide.


 - Décolletage du céleri rave : au cours de l'été, vers août/septembre, enlevez quelques feuilles à la base des plantes, cela favorise le grossissement des boules.

 

Mise en condition hivernale :

Céleri rave : A conserver dans un endroit frais, loin de toute source de chaleur sous peine de voir les racines se rider et devenir pratiquement inutilisable.
Pour une grosse quantité, le silo déjà utilisé pour les autres racines convient parfaitement, en veillant à ce que les rongeurs ne viennent pas y mettre leurs dents.
Pour une récolte de quelques dizaines de pieds, ce qui est le plus courant dans un jardin d'amateur, procéder de la façon suivante : arrachez les racines en gardant une petite motte de terre et disposez-les touche à touche dans des cageots ou des caissettes garnis d'un plastique. Ces récipients, faciles à manipuler, peuvent être installés suivant les humeurs du temps à l'extérieur ou rentrés dans le sous-sol en cas de gel.

En cas de besoin, de très légers arrosages suffiront à maintenir la fraîcheur autour des racines.
La dernière consommée sera aussi fraîche que le jour de l'arrachage.
Conservez les jeunes feuilles du cœur, vous en aurez l'utilisation en cuisine.

A proscrire absolument : le décolletage des boules avec un objet tranchant, ce serait ouvrir toute grande la porte à la pourriture !

 

Céleri branche : c'est le légume tracassier par excellence

Non seulement il faut le blanchir si on veut ne pas se casser le plus solide des dentiers sur ses côtes, mais il faut aussi le protéger efficacement du froid et de la pourriture.

Pour le blanchir : plusieurs cas de figure peuvent être mis en concurrence :
- pieds largement butés ou garnis de paille ou de feuilles
- arrachés et mis en tranchée ou en cave
- emprisonnés dans des drains de poterie ou de PVC ou encore entourés de manchons de plastique noir. 

La méthode des drains reste la plus pratique et la plus expéditive à condition que les plantes soient bien sèches avant d'être mises au cachot.
Une précaution supplémentaire consiste à les couvrir pour empêcher l'eau de s'y introduire.

Une récolte de quelques plants peut être arrachée et entreposée au sous-sol, noyée dans le terreau ou la tourbe.

Pour une grosse production destinée à rester sur place, il n'y a guère d'autre solution que de garnir généreusement les plantes de paille ou de feuilles sèches, en prenant soin de recouvrir le tout d'une bâche en plastique. 
Surveillez de temps à autre le comportement des plantes pour éliminer éventuellement les pieds qui se gâtent.

 

Faites durer le plaisir : 
Ne coupez pas trop bas les céleris branches près de la souche. 
De nouveaux rejets repartiront que vous pourrez utiliser pour les associer à la mâche ou aux betteraves rouges. 
En fin d'hiver, les salades variées sont si appréciées.

 

Le céleri doré
Il peut être consommé sans que ses côtes ne soient blanchies auparavant. Toutefois, un passage à l'obscurité le rendra beaucoup plus goûteux.
 Il gagne à être planté en plein terreau. 
Bien qu'il prenne parfois un grand développement, il peut être installé dans un châssis, planté beaucoup plus serré, à 20 cm entre les pieds. 
Ne le laissez surtout pas sur sa soif, sinon les côtes se creusent et sont à la limite du consommable. 
Un excellent petit céleri à déguster à la croque au sel et à servir en belle garniture pour les plats de hors-d'œuvre.

 

Céleri sans souci
Si l'idée de vous lancer dans la culture du céleri déclenche en vous une poussée d'urticaire, jetez votre dévolu sur le céleri vivace, appelé aussi Ache. 
Son goût est un peu plus prononcé que celui du classique céleri et son emploi est plus limité. 
Vous ne pourrez l'utiliser que pour aromatiser vos préparations culinaires, potages ou autres. C'est tout de même mieux que rien ! 
Un pied que vous vous procurerez en godet ou une division que se fera plaisir de vous donner votre voisin, sera plus rapide que le semis. 
Installé dans un coin du jardin, il vous donnera des feuilles plus que vous n'en aurez jamais l'utilisation et cela sans le moindre soin. 


Texte rédigé en 2007 par un adhérent de la S.H.Y.

 

 

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