Clématite

Clématite : la reine des grimpantes

 

Leur surnom de «reines des plantes grimpantes» n’est pas usurpé. 

 

Les clématites ont des qualités dont on ne se lasse pas.

 

Les 250 espèces botaniques auxquelles s’ajoutent de nombreux hybrides offrent une diversité de formes de fleurs, de couleurs, de types de croissance.

 

Le mot grec « klema » signifiant branche ou sarment a donné le nom scientifique Clématis.

 

Les clématites appartiennent à la famille des renonculacées tout comme l’aconit, l’anémone, le delphinium, l’hellébore, la rue et bien d’autres plantes ; cependant elles sont les seules du groupe à grimper.

?? Photos d'en-tête prises sur le site wikipédia

 

+ pièce jointe ???

 

Leurs utilisations.

De nature, les clématites cherchent à atteindre la lumière en grimpant sur leur support.

 

Il suffit d’utiliser cette faculté :

- Suivant l’expansion de la plante, on lui choisira bien sûr un support adapté : un mur,

une façade, un treillage de séparation, un portail, une clôture, une balustre de balcon

et même un poteau équipé d’un grillage.

- Les pergolas et tonnelles accueillent les clématites à petites fleurs ou les hybrides à

grandes fleurs de croissance rapide ainsi que d’autres plantes grimpantes qui

fleurissent à un autre moment afin d’échelonner la floraison.

- Les arbustes déjà installés depuis plusieurs années aux abords de la maison forment

d’excellents tuteurs aux clématites qui supportent des tailles régulières. Ils se mettent

mutuellement en valeur.

- Les clématites s’associent bien aux chèvrefeuilles et aux rosiers à condition

d’harmoniser les couleurs.

- Les clématites de faible développement, aux grandes fleurs décoratives se plantent

aussi en bac pour garnir une terrasse ou un balcon.

Elles demandent plus d’attention et de soins.

- Les clématites vigoureuses telle que C montana grimpent bien sur les arbres de grand

développement.

- Les arbres au feuillage persistant constituent un fond propice à toutes les couleurs de

clématites.

- Les clématites arbustives trouvent une place idéale dans une rocaille ou en premier

plan d’arbustes.

Les clématites à petites fleurs :

Moins nombreuses que celles à grandes fleurs, elles ne manquent cependant pas de charme avec

leurs nombreuses clochettes.

La taille des clématites à petites fleurs :

Elle est nécessaire chez les espèces herbacées et les sous-arbrisseaux dont la partie aérienne disparaît

en hiver. Les espèces fleurissant tôt forment leurs boutons sur le bois de l’année précédente, il faut

donc les tailler juste après la floraison.

1) Les clématites printanières à petites fleurs :

Ce sont les plus faciles à cultiver car elles sont robustes, résistantes aux gelées sauf « les ou

persistantes » et ne nécessitent pas de taille pour fleurir. Les petites fleurs étoilées ou en clochette se

développent sur les rameaux de l’année précédente.

Elles seront rabattues après la

floraison si elles ont pris trop

d’ampleur. Un arrosage et un

apport de compost stimuleront la

formation de nouvelles pousses.

La C Montana, la Clématite

anémone, la clématite des

montagnes a un développement

exubérant (8 à 10m) ; ses fleurs à 4

pétales sont bien souvent blanches

parfois roses(C var rubens superba

ou tétrarose) et parfois parfumées

comme « Elisabeth» ; elles

s’épanouissent en mai. Elle est

idéale pour couvrir une façade, une

pergola et plus particulièrement un arbre.

C alpina, originaire des massifs montagneux de France, de Sibérie ou Norvège, résiste bien sûr au

froid, aime la fraîcheur et l’ombre des arbustes bas dans lesquels elle s’étale sur 1 ou 2 m. Elle a

gardé un comportement de liane mais elle s’étale plutôt. Les fleurs presque toujours bleues et les

feuilles se développent en même temps Ses fleurs se composent de 4 longs pétales fins et

d’étamines transformées en faux pétales qui donnent l’apparence d’un pompon. Ses fruits soyeux

prennent le relais. Idéale pour une terrasse ou un petit jardin.

C macropetala, cette petite venue de Chine, se prête à de nombreuses utilisations. Sa floraison,

simple ou double, bleue ou rose, est généreuse en avril /mai puis en sept. Ses rameaux de 3 à 4 m se

faufilent dans les arbustes où ils trouvent une protection aux ardeurs du soleil.

2) Les clématites d’été à petites fleurs :

C viticella, naturelle, variété horticole ou hybride, arrivée d’Europe du Sud au XVIème siècle,

est de culture facile et sa floraison sur les rameaux de l’année dure tout l’été. Elle accepte des

emplacements mi-ombragés que d’autres clématites ne supporteraient pas ; elle est insensible au

flétrissement et d’une longévité remarquable. Elle se taille à 30 cm du sol à l’automne ou au

printemps. Ses feuilles fines ne gênent pas les plantes supports. Ses petites fleurs solitaires

campanulées s’étalent de juillet à octobre. Lorsqu’elles sont pendantes, il est intéressant de les

palisser sur une arche afin de profiter de leur beauté.

C texensis, d’origine texane, cette clématite est parfaitement rustique mais elle demande

énormément de soleil pour fleurir. La variété « duchesse of Albany » avec ses fleurs rose bonbon

en forme de tulipe est la plus connue.

C flammula qui ressemble à la C vitalba poussant dans les bosquets a de nombreux atouts. Elle

déploie ses feuilles luisantes et puis ses petites étoiles blanc crème forment un nuage parfumé en fin

d’été. Elle demande beaucoup de soleil et un sol bien drainé pour fleurir.

C x orientalis (‘Orange Peel’) est une liane vigoureuse se couvrant de clochettes jaune vif exhalant

un parfum citronné.

C tangutica se distingue par ses longs rameaux de 5 m, par ses petits lampions campanulés jaune

brillant épanouis en juin-juillet et septembre/octobre et par ses brillantes houppettes plumeuses

contenant les graines qui sont du plus bel effet en hiver.

Venue de Mongolie, elle résiste bien au froid et demande une exposition ensoleillée pour fleurir.

3) Les clématites à petites fleurs et à feuillage persistant :

C armandii pousse à l’état naturel en Chine. Elle est intéressante si l’on habite dans une région au

climat doux car elle ne supporte pas le froid. Elle expose ses longues feuilles vernissées, coriaces

et persistantes sur des rameaux de 5 à 6 m de long et, dès février, ses fleurs exhalent un parfum

de vanille. Il est important de choisir une variété vigoureuse et florifère comme ‘Snowdrift’ou

encore’Apple Blossom’. Lui réserver un emplacement au sud ou à l’ouest, abrité des vents froids.

C cirrhosa aux feuilles simples ou trifoliées donne des fleurs en forme de clochettes d’un blanc

veiné de vert parfois dès janvier. Elle résiste jusqu’à -15°c et supporte les étés chauds et secs. A

retenir les variétés « balearica » au feuillage de fougère et aux fleurs jaunâtres tachées de pourpre

ou « wisley Cream » aux fleurs crème sans tâches dont le feuillage prend une teinte bronze en

hiver.

Les clématites non grimpantes :

C integrifolia = à feuilles entières forme un arbrisseau vivace idéal dans une rocaille qu’il décore de

ses fleurs pourpre à bleu foncé de juin à août puis par une multitude de fruits argentés soyeux.

C x durandii, non grimpante de 1,5 m, est d’une grande et longue floribondité d’un bleu indigo très

rare dès juillet. Elle peut être plantée comme une vivace.

C x jouiniana, hybride de C heracleifolia x C vitalba, est une plante légèrement grimpante à la

floraison bleu lavande abondante, longue et légèrement parfumée d’août à octobre. Elle est plutôt

utilisée en couvre-sol.

C recta = C dressée est une variété qui ne dépasse pas un mètre et qui offre une floraison vaporeuse

délicieusement parfumée pendant un mois de fin juin à mi-juillet.

Les clématites à grandes fleurs :

Ce sont surtout des clématites originaires de Chine et du Japon qui ont permis de produire de

nombreux hybrides à grandes fleurs (C. florida, C. patens, C. lanuginosa). En France, les premiers

hybrides sont apparus en 1865 et 1869, à Orléans et Nancy.

Aujourd’hui, on dénombre plus de 500 variétés à grandes fleurs.

Les clématites sont classées en groupes en rapport avec l’une des plantes dont elles sont issues

donnant ainsi des indications sur la croissance, la taille et la floraison.

Les clématites sont réparties en 6 groupes :

Les clématites des groupes Florida, Lanuginosa, Patens donnent des fleurs solitaires sur les pousses

anciennes.

Les clématites des groupes Jackmanii, texensis, Viticella fleurissent sur les jeunes pousses.

Voici quelques variétés parmi tant d’autres aussi intéressantes :

Période de floraison nom couleur remarques

en fleurs en mai-juin Duchess of Edinburgh blanc crème double

et un peu en septembre Nelly Moser lilas rose clair croissance lente

clématites issues de the président bleu violet intense très connue croissance moyenne

C Patens et C Florida Barbara violet foncé

Vyvyan Pennell bleu pourpre très double décorative

H F Young le plus beau bleu floraison soutenue

en fleurs fin juin/juillet Edith blanc pur abondante floraison

et un peu en octobre Mme Lecoultre blanche très connue- forte croissance- très florifère

clématites issues de Belle Nantaise bleu lavande

C Lanuginosa Krimson Kingt bordeaux belle et ancienne variété

John Warren rose carminé nombreuses fleurs originales

William Kennett bleu violet clair belle floraison de longue durée

de juillet à septembre Huldine blanc nacré nombreuses petites fleurs

et octobre Hagley Hybrid rose intense excellent variété récente

clématites issues de Perle d' azur bleu ciel ancienne variété qui fleurit longtemps et beaucoup

C Jackmanii et Viticelli Ernest Markham rouge fuchsia moyenne croissance très belle

La taille des clématites à grandes fleurs :

C’est le mode de floraison et le groupe auquel elles appartiennent qui déterminent la taille des ces

clématites :

--un nettoyage pour celles qui fleurissent sur le vieux bois en fin de printemps et un peu en

automne (les "Patens", les "Florida"). Il consiste à enlever les tiges mortes ou très fragiles après

la floraison.

--un nettoyage qui consiste à ôter les rameaux cassés et les graines plumeuses (après l’hiver car elles

sont bien décoratives en

hiver) sur les «Lanuginosa»

qui fleurissent

essentiellement en juillet.

--une taille sévère qui

consiste à rabattre les

rameaux à 30 cm du sol pour

les clématites en fleurs en été

et en automne (les «Jackmanii», les "Viticella").

Les fleurs se forment sur le

bois de l’année.

Quelques conseils :

Il faut couper au-dessus d’un noeud et d’une paire de feuilles. Ne pas tailler avant les grands

froids. La plante ayant des rameaux fragiles doit être manipulée avec précaution.

Les clématites parfumées :

En plus de leur belle floraison, quelques clématites se distinguent par leur parfum

C alpina - C Armandii – C flammula (vanille) - C heracleifolia - C integrifolia – C montana (la

blanche ‘Wilsonii’, la rose ‘Mayleen’ et la rose soutenu ’Rubens’) - C recta - C rehderiana.

Pour toutes les clématites :

La plantation

La fraîcheur au pied de la clématite est nécessaire pour que la plante se développe et fleurisse par

conséquent un mur exposé au sud ne convient pas, le sol se dessèche trop vite !

Il est cependant toujours possible de créer de la fraîcheur en plantant derrière des arbustes bas ou

en plaçant des tuiles ou des dalles. Généralement, une exposition Ouest ou Est convient bien, mais

cela dépend aussi de la variété.

Toute terre argileuse ou gardant l’humidité, impropre à la culture des clématites, doit être

modifiée, améliorée c'est-à-dire allégée.

La plantation s’effectue à l’automne (de septembre à novembre par temps doux) dans un mélange de terre de

jardin, de tourbe blonde et de terreau à parts égales, à un emplacement abrité des vents mais

suffisamment aéré. Pour cela, il faut creuser un trou de 40 cm de profondeur et de largeur dans

lequel la motte humidifiée est couchée en direction du palissage, les racines au moins à 15 cm de

la surface. Afin de stimuler la formation de nouvelles pousses, la base sera enterrée sur 10 à 20

cm et entourée d’un grillage protecteur.

Le mélange de terre est réparti tout autour de la plante. On termine par une couche de tourbe que

l’on maintiendra humide pour favoriser la repousse.

Au printemps, la plante est taillée à 2 yeux.

Au pied d’un mur, il est indispensable de respecter une distance de 50 cm afin d’éloigner les

racines de la zone sèche.

Sous un arbre, cette distance sera d’au moins 2 m pour éviter que les racines entrent en

concurrence.

Il lui faut un support pour aider les branches à s’installer.

Un excès d’engrais favorise le développement du feuillage au détriment des fleurs, mais un apport

d’engrais organique au printemps et un autre riche en potassium en été les rendront plus vigoureuses

et moins sensibles aux maladies.

Il faut veiller à ce que le pied soit frais sans être humide. Mieux vaut planter une vivace au pied

plutôt que de placer une tuile.

La multiplication :

Le bouturage

--sur bois sec de l’année précédente se pratique pour la clématite montana au printemps. Il nécessite

chaleur, eau et lumière.

--de rameaux feuillés ne réussit que si le bois est suffisamment lignifié, mais sans trop. Le morceau

coupé au-dessus d’un noeud et à 2 à 3 cm en dessous est placé dans un mélange de tourbe et de sable

dans une serre sous verre à environ 15°C. L’aération fréquente empêche les attaques de champignons.

La division s’effectue sur les espèces vivaces comme la C recta au printemps.

Le marcottage des jeunes pousses lignifiées est facile puisqu’il suffit de les coucher et de les enterrer

en laissant l’extrémité dépasser du sol. Au bout d’un an, les racines seront suffisamment nombreuses

pour que la nouvelle plante soit détachée du pied-mère.

Les graines des espèces à petites fleurs (C tangutica et C viticella), récoltées en fin d’été, se sèment

en avril-mai dans une terre légère et riche, dans une caissette mise en serre froide.

Les maladies et parasites

Parfois, la plante dépérit sans raison apparente et finit par se dessécher. Les variétés à grandes fleurs

et les vieux pieds y sont plus sensibles. La plante peut parfois repartir si on prend soin de couper les

parties sèches. Le risque d’attaque est diminué si l’on arrose suffisamment pendant les périodes

sèches. Un traitement préventif peut s’appliquer au printemps et à l’automne.

Si la terre est sèche, les feuilles peuvent se couvrir du blanc de l’oïdium.

La plante peut être atteinte par les thrips reconnaissables aux mouchetures argentées qui apparaissent

sur le feuillage.

Les perce-oreilles ou forficules aiment bien les boutons et les jeunes feuilles. Peu dangereux, il n’est

pas utile de les détruire avec un produit. Parfois, les nématodes s’attaquent aux racines provoquant

un freinage de la croissance ou la mort de la plante.

 

Texte rédigé par Micheline Dumont. 

 

 

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