Auxerre. Muséum d'histoire naturelle

Le Muséum d’histoire naturelle est abrité dans une grande maison bourgeoise, construite en 1878, pour un industriel parisien, Maurice Guay.

A l’origine, la maison ne comportait que le logis central ; les ailes et le jardin d’hiver furent ajoutés quelques années plus tard.

Le parc paysager est traité en jardin à la française.

La maison passa ensuite à la famille Guilliet, industriel auxerrois, célèbre constructeur de machines à bois.

Par la suite, devenue la propriété de la famille Bladier, la maison fut achetée par la Ville d’Auxerre, en 1979, pour y installer le Muséum d’histoire naturelle et le Conservatoire de la Nature Paul-Bert.

Parmi ses trésors, le Muséum d’histoire naturel conserve une collection d’une centaine de légumes en plâtre !

Ils font partie des milliers de modèles fabriqués au XIXe siècle par l’entreprise Vilmorin-Andrieux, pour présenter ses variétés potagères.

Riche de ce trésor, le Muséum a décidé de les exposer et de s’en servir comme point de départ pour parler tout simplement légumes.

Le Muséum se transforme en potager !

Collection Vilmorin : un potager de plâtre

« Vilmorin-Andrieux » est né en 1774, du mariage d’Adélaïde Andrieux, fille de grainetiers, et de Philippe-Victoire de Vilmorin.

Aux XVIIIe et XIXe siècles, la maison Vilmorin-Andrieux joua un rôle majeur dans l’introduction et l’acclimatation de nouvelles plantes tant ornementales qu’alimentaires.

Un important travail de sélection et d’amélioration fut mené sur certaines espèces (carottes, betteraves à sucre, blés…) dans les laboratoires de Verrières-le-Buisson (91) et Paris, et c’est un Vilmorin, Louis, qui établit dès 1856 les bases de la « sélection généalogique », confirmée ensuite par les travaux de Mendel sur l’hérédité des plantes.

La société Vilmorin existe toujours et fait aujourd’hui partie du Groupe Limagrain.

 

Planches de l’Album Vilmorin dans plantes potagères

Vilmorin-Andrieux fit réaliser de nombreuses aquarelles et lithographies des plantes et légumes commercialisés, dont une partie sertit à cet album, publié entre 1850 et 1884.

Cet ouvrage allie beauté des œuvres et réalisme des représentations, constituant un document unique sur l’illustration botanique aussi bien que sur les variétés anciennes.

Une quinzaine de peintres travaillèrent pour Vilmorin-Andrieux, parmi lesquels, pour les planches exposées : Elisa Champin, Joséphine Coutance ou Edouard Godard.

 

L’Asie : foyer de nombreuses domestications

Certaines plantes, domestiquées en Inde, se sont diffusées dès l’Antiquité, vers les Moyen et Proche-Orient, à l’Ouest : fève, oignon, etc.

D’autres plantes, cultivées en Inde ou en Asie centrale, ont été transportées par les marchands arabes jusqu’en Afrique et en Europe, du XVIIIe au XIe siècle : concombre, aubergine, riz, épinard, etc.

Enfin, des plantes, domestiquées en Chine, sont arrivées en Europe grâce aux échanges commerciaux et aux caravanes de la route de la soie : navet, pomme, etc.

 

Mondialisation de la tomate

Américaine d’origine, la tomate s’est fait, en quelques siècles, une place dans la cuisine de tous les pays.

La tomate a d’abord fait peur aux Français qui lui trouvaient une ressemblance suspecte avec la belladone, un poison.

Pendant deux siècles, elle sera utilisée uniquement comme… plante d’ornement.

Dans le catalogue Vilmorin-Andrieux, elle n’est considérée comme potagère qu’en 1778.

Alors que la tomate décorait les jardins français, les Italiens l’incorporaient à leur cuisine et construisaient des usines à sauce tomate, dès la fin du XVIIIe siècle !

La tomate a aussi conquis l’Asie, dès le XVIe siècle, et l’Afrique dès le XVIIe siècle, s’intégrant aux cuisines locales.

C’est aujourd’hui l’un des légumes les plus consommés dans le monde, telle quelle ou sous forme de produits dérivés.

 

Carotte : la Nantaise prend le dessus

Certaines sources lient la carotte de Saint-Valéry à Saint-Valéry-en-Caux, mais elle vient plus probablement de Saint-Valéry-sur-Somme.

Normandie et Somme sont deux régions riches en variétés anciennes de carottes, de même que les régions nantaises et landaises, car le climat et les sols se prêtaient à cette culture.

La carotte de Saint-Valéry, répertorié en 1871, mais connue sous d’autres noms dès 1821, est un exemple de variété ancienne très cultivée localement jusqu’au XIXe siècle, qui a ensuite connu une faveur grandissante hors de sa région d’origine, avant d’être supplantée chez les maraîchers par la carotte nantaise.

Actuellement, la majorité des carottes cultivées pour l’alimentation sont des hybrides de carottes nantaises, à la fois en raison des facilités de culture et de sa forme cylindrique moins fragile et qui facilité le conditionnement et le transport.

Autres noms de cette variété : carotte de Boulogne, carotte d’Amiens, Long Surrey, New red intermediate, chersey.

 

Comme vous pourrez le constater, en parcourant cette exposition, les légumes sont de grands voyageurs.

Muséum d’histoire naturelle

5, boulevard Vauban, à Auxerre

Exposition jusqu’au 10 novembre 2013

Ouvert : du lundi au vendredi, de 13h30 à 17h30 ; dimanche, de 14 heures à 17h30.

 

© Textes Ville d’Auxerre

© Photos Michel Beltier.

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