Rentrée des plantes d'ornement et conseils en potager

SOUGERES-SUR-SINOTTE. Samedi 8 novembre chez Michel Coquille. Rentrée des plantes d’ornement et conseils en potager par Michel Coquille et Michel Frimour.

Comme à l’accoutumée, la réponse à cette animation a connu un vif succès avec plus de 30 participants qui, pour beaucoup, ne sont pas partis les mains vides. Michel Coquille n’a pas manqué de présenter les excuses de Gérard Germain, animateur du groupe floriculture, retenu par d’autres obligations.

Une partie de l'assistance.

 

Michel Coquille avait sorti de son jardin une réserve de plantes à hiverner, mais plusieurs personnes avaient aussi amené leurs propres plantes, ce qui donne un intérêt supplémentaire à la démonstration.

Michel Coquille prêt pour la taille.

 

De manière générale, la taille est sévère, feuilles et racines, ce qui laissait sur les visages de beaucoup d’adhérents des signes de souffrance lorsque ces plantes tant bien soignées précédemment passaient entre les mains de l’expert.

Nous avons commencé par le géranium zonal, puis lierre : rabattre les tiges à quelques centimètres, couper les grosses racines, et placer le tout dans un récipient type caisse à poisson, bien calé dans du terreau de récupération. C’est un gain de place assuré pour le stockage hivernal. La différence principale entre le géranium zonal et le géranium lierre, c’est qu’on enlève les feuilles du premier pour éviter l’évaporation et on les laisse pour le second, donc à tailler plus long. Ne pas oublier de mettre des étiquettes, car une fois les tiges coupées, on ne se souvient plus de la couleur ou du nom. Les bacs seront mis dans une pièce aérée à l’obscurité jusqu’en février, puis progressivement mis à la lumière, en évitant les gelées.

Le résultat après la taille du géranium, feuilles et racines.

 

A partir des tiges, on peut aussi faire des boutures, en sectionnant la tige en dessous d’un nœud pour le bas et en laissant une promesse de floraison apicale. Eviter de toucher avec ses doigts la partie sectionnée. Ne pas oublier de travailler avec des outils nettoyés à l’alcool à brûler. La bouture sera mise dans un terreau maigre mélangé d’un peu de sable, sous couvert plastique étanche, pour bien démarrer sa végétation, puis placée en godet lorsqu’elle aura atteint une quinzaine de cm avec un chevelu racinaire.

Si on veut garder le pot, par ex du géranium lierre, on enlève tout ce qui peut rester sur la terre du pot.

Si on voit des racines en chignon, c’est le signe d’un manque de place dans le pot où il est resté trop longtemps : le défaire pour libérer ces racines que l’on rabat en proportion de la partie aérienne de la plante.

Ensuite, nous sommes passés à la taille des fuchsias. Même approche que pour les géraniums, on rabat les tiges au maximum et on nettoie le dessus de la terre du pot. Ne pas oublier de regarder si les racines sont trop longues. Parmi les fuchsias, il y avait un fuchsia Jean-Pierre Quillot’, du nom d’un de nos adhérents, très connu à la SHY et la SNHF, dont il a conduit la destinée pendant plusieurs années.

 

 

 

 

 

 

 

     Le fuchsia Jean-Pierre Quillot AVANT la taille. Le fuchsia APRES.

 

Puis ce fut le tour des bégonias. Les tiges seront également rabattues. Réduire au mieux les arrosages. Ils seront sortis en février avec beaucoup de nouvelles petites pousses par pied, à séparer et mettre en godet.

Les impatiens subiront le même sort.

Nous avons alors fait l’hivernage d’un streptocarpus, à petites fleurs bleues, dont nous avions pu voir de nombreux exemplaires en vente lors de notre dernière visite de la serre de René de Winter à Mont-Saint-Sulpice. Il est également possible de faire des boutures selon le même principe que pour les bégonias.

Le suivant fut le plectranthus, à feuillage vert du plus bel effet, avec une odeur caractéristique.

        Le plectranthus AVANT la taille.      Le plectranthus APRES la taille.

 

Toutes les tiges ont été coupées, et le dessus du pot débarrassé de toute végétation inutile.

Puis le solanum aux longues tiges à fleurs bleues est également passé à la trappe, avec une réduction de ses branches.

Laisser seulement les toutes petites tiges, tailler les racines, le  protéger du gel, on le place dans un seau garni de sable en fond.

Ont suivi, la misère, en pot, le plumbago du Cap, en container, également aux petites fleurs bleues, l’agapanthe. Toutes ses feuilles ont été rasées, puis protégées par des caisses à poisson renversées, légèrement aérées, bordées de terre, et lestées d’un poids pour éviter de les perdre. Suivre de près la teneur en humidité sous la caisse, découvrir vers le mois de février. On peut aussi le protéger avec des feuilles de fougère sur une épaisseur de 30 cm.

Après cette démonstration, nous avons fait le tour du jardin, non retourné depuis 10 ans. Michel Coquille met une dizaine de centimètres de paille sur le sol et l’étale pendant l’hiver. Au moment de semer, il enlève sa paille la plus ancienne, met du terreau pour ralentir la faim d’azote du sol, sème et après une quinzaine de jours, il remet de la paille entre les rangées. Le sol est travaillé par les vers de terre.

Pour ses tomates, il utilise des sections de tube en PVC de 30 cm de diamètre, pour protéger le pied de tomate et lui donner son compost, puis il met un gros grillage autour et le pied de tomate s’accroche dans les mailles. Il n’enlève aucun gourmand, ce qui limite la croissance en hauteur du pied. Il peut récupérer ses fruits en passant la main à travers son grillage.

La technique de Michel Coquille pour planter les tomates.

 

Michel Frimour, animateur potager, en a profité pour donner aussi des conseils, dont voici quelques-uns. Pendant la floraison, on peut mettre de la consoude ou du Patentkali qui amèneront du potassium à la plante. La cendre de bois fournit également du potassium, mais elle ne doit pas dépasser 5% du volume du compost, et attendre un an avant d’être mise sur le terrain. On peut en mettre une poignée par m² dans le sol. Les orties amènent de l’azote.

Avant de partir, Michel Coquille nous a fait déguster sa « troussepinette », délicieuse, avec un arrière-goût d’amande, et son vin de laurier, un peu plus corsé.

Merci à nos hôtes et nos animateurs pour tous ces bons conseils et l’accueil légendaire.

© Texte et photos de Georges Chevaux.

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