Travaux de printemps, semis de graines

SAINT GEORGES-SUR-BAULCHE. Samedi 1er avril 2017. Travaux de printemps, semis de graines par Guy Fredouille

 

Avec le réveil du printemps,  35 maraichers en herbe sont  venus écouter les conseils d’un maraicher professionnel en retraite.

 

Les semis :

Guy Fredouille est très attentif à la lune. Pour lui, les semis les mieux réussis sont ceux qui sont faits entre la pleine lune et la nouvelle lune, soit dans le dernier quartier, et dans la période avant Pâques.

C’est le moment de semer les carottes, les poireaux, les radis, les céleris, les épinards, les betteraves, les salades. Pour les salades, il conseille de la semer en superficie, et d’étaler les semis chaque semaine pour avoir un renouvellement de l’approvisionnement. Il vaut mieux semer sous serre en février,  pour éviter les écarts de température. Pour les betteraves, elles seront levées à la Pentecôte, début juin. Il recommande de les semer serrées pour qu’elles ne grossissent pas trop, et être plus facilement consommables.  Cette année Pâques est le 16 avril. La période idéale de semis se situerait donc entre le 11 avril au 26 avril après la pleine lune. 

Il sème ses tomates vers le 22 mars, mais il attend que la lune rousse soit passée pour les planter, après les Saints de Glace. C’est le moment de mettre une fumure dans l’emplacement futur des tomates un mois avant les plantations

La lune rousse correspond à la lunaison qui suit Pâques, elle est généralement comprise entre mi-avril et mi-mai. A cette époque de l'année, les journées sont chaudes et la douceur des températures diurnes favorise l'éclatement des bourgeons et la montée de la sève dans les jeunes pousses. Ces jeunes pousses sont cependant fragiles : elles craignent le froid nocturne (les gelées, bien sûr, mais aussi les gros écarts de température entre le jour et la nuit) qui risque de les endommager, leur donnant un aspect brûlé, surtout par nuit claire, car un ciel dégagé accentue la chute des températures la nuit. On appelle donc traditionnellement cette période de l'année "lune rousse", en référence à cet aspect roussi des jeunes feuilles, et non à une éventuelle couleur rousse de la lune.

 

Il plante ses échalotes après Pâques, les pommes de terre entre le 1er mai et le 8 mai, comme les dahlias, car il faut attendre que la terre se soit réchauffée.  Suite à une expérience réussie de Michel Coquille, qui nous a présenté un exemple de ses pommes de terre déjà bien avancées, il les met dans des godets avec du terreau sous serre pendant cinq semaines avant de les repiquer.

 

Les endives se sèment plutôt à l’Ascension, vers le 25 mai cette année. Il constate qu’elles subissent de plus en plus la maladie, rendant les chicons plus ouverts.

Michel Frimour rappelle que la période des semis en pleine terre doit être conforme aux besoins de la plante côté température. Si possible avoir un thermomètre spécial pour vérifier cette température du sol. Par exemple, pour germer, les chicorées, dont font partie les endives, ont besoin d’une température de 20 à 22 °, les radis et les laitues de 18°, les tomates  de 22 °. Il ne faut donc pas semer de radis de mai à fin août, car il fait trop chaud.

 

Par contre, pour les haricots, la meilleure façon de les semer est de les mettre dans le congélateur en hiver. Au printemps on les sème gelés en godets dans du terreau et ils réagissent favorablement à ce choc de température.  Ensuite, on pourra les repiquer en place, que ce soit des haricots verts, beurre, plats ou grains. Ils auront alors une meilleure consistance et seront moins sensibles aux attaques de limaces. Ne pas hésiter à faire ses graines soi-même.

 

Les petits pois ridés sont préférables aux petits pois ronds.

 

Les choux fleurs se repiquent dans la 1ère quinzaine de juillet.

 

La mâche se sème en octobre.

 

Jean Ravisé donne une petite astuce : pour éviter de semer trop dru les graines fines, il les mélange avec du sable.

 

Michel Frimour rappelle quelques principes de base : une plante a besoin

  • De lumière
  • D’une température adaptée à sa spécificité
  • D’humidité, sans exagérer les arrosages
  • D’oxygène, donc d’un sol aéré par des sarclages réguliers. Pour lui le sol idéal doit avoir en dehors des éléments minéraux,  25 % d’air et 25 % d’eau. Le ver de terre est un auxiliaire précieux pour aérer le sol. Il existe des vers de terre noirs qui s’attaquent aux vers de terre roses et aux escargots. Le gel d’hiver est très utile pour décompacter le sol. Michel Coquille rappelle qu’il n’a pas bêché son jardin depuis 2004 et qu’il travaille de façon satisfaisante avec un couvert permanent.

 

Arrosage : Une plante que l’on arrose régulièrement par du goutte à goutte ne peut plus se passer d’arrosage. Elle ne cherchera pas à enfoncer ses racines pour chercher l’humidité en profondeur. Un melon par exemple a une racine pivotante. Si on l’arrose trop, il ne va pas chercher sa nourriture en profondeur. Mieux vaut arroser à la plantation, puis une ou deux fois par semaine, surtout en été. Pour éviter l’évaporation, on peut recouvrir le sol avec de la paille, des copeaux, du mulch. L’inconvénient de la paille, c’est qu’elle va consommer de l’azote du sol pour se décomposer. Michel Coquille mélange de la paille broyée à du gazon séché. Cela permet de mieux équilibrer le rapport carbone/azote.

 

Les oignons ne s’arrosent qu’en cas de grande sécheresse.

La plantation sur billon évite les excès d’humidité.

 

Amendements : lorsqu’on amène de l’humus avec des granulés, mieux vaut ne pas les enterrer.

Jean Ravisé rappelle que la SHY a des accords avec la Camrho, et que nous pouvons nous approvisionner comme des professionnels. La Cerepy à Senan est devenue Ynovae. Dans certaines unités, elle a aussi de bons produits pour le particulier et de bons conseillers. Le sang séché, la corne broyée, le guano sont des produits naturels riches en azote. Le sang séché viendrait plutôt d’Allemagne. La corne broyée est également intéressante comme engrais de fonds, mais éviter la corne broyée torréfiée. Il existe un guano fait de fientes d’oiseaux en provenance du Pérou mais aussi une fabrique de guano à La Rochelle faite à partir de poissons. Les plantes à bulbes n’aiment pas l’azote et craignent les excès d’humidité.

 

Couverts : mettre des légumineuses pour capter l’azote de l’air dans des nodules sur les racines et pour aérer le sol grâce aux racines. La luzerne descend en profondeur. Michel Frimour recommande un mélange de seigle et de vesce. On peut mettre aussi de la phacélie, qui a l’avantage de ne pas être exigeante sur le type de sol.

 

Traitements :

Chacun a ses petites astuces. On peut planter de l’ail ou des jacinthes au pied des pêchers pour limiter la cloque. Certains utilisent du poivre sur les poireaux pour éloigner la mineuse. La mouche blanche est très sensible à un arrosage matinal à l’eau froide quotidienne pendant 8 jours. Les plaquettes jaunes capturent les insectes et sont inoffensives pour le sol. Le chardon pousse dans un sol tassé.

 

Merci à nos animateurs pour leurs bons conseils.

 

© Texte et Photo de Georges Chevaux

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