Visite de la Réserve ornithologique

Vergigny, site du Bas-Rebourseau, dimanche 17 juin 2018, visite  de la Réserve ornithologique, découverte des oiseaux, de leurs habitats, et du parcours découverte.

Roger Geoffrin et son épouse, de la Ligue de Protection des Oiseaux (L.P.O.) nous attendaient sur le parking de la propriété. Elle a été aménagée avec deux cabanes d’observation de chaque côté de ce délaissé, en eaux peu profondes de la rivière Armançon, pris sur ses méandres passés. L’ensemble couvre environ 20 ha.

La LPO est une association qui répond en particulier à des demandes d’études d’impact (parcs éoliens, gravières, zones constructibles etc.) et fait de la pédagogie environnementale. En plus de ses bénévoles, elle comprend 3 salariés, souvent des stagiaires spécialisés dans l’environnement, qui, grâce à la facturation d’études d’impact, permettent de rentrer des fonds. Son budget de 200 000 € est assez dépendant de subventions européennes (FEDER) ou françaises, dont l’Agence de l’Eau, le Conseil Départemental, la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement, (DREAL).

Le site du Bas-Rebourseau est en fait une ancienne gravière créée au moment de la construction de la ligne TGV dans les années 75-80, suite aux emprunts de sable effectués pour la circonstance. En cas d’inondations par l’Armançon, le site est recouvert, mais en période normale, le niveau d’eau est de plus en plus bas au fur et à mesure des années (20 à 30 cm). Pour maintenir un certain niveau, il avait été construit un barrage, en aval du cours d’eau. Il sera supprimé car une nouvelle loi exige la suppression des obstacles sur les rivières, ce qui, à terme, remettra en question la présence d’une partie de la faune actuelle. La LPO essaie d’entretenir au mieux ce site, véritable laboratoire expérimental, pour permettre, grâce à ses volontaires, de maintenir des visites pédagogiques avec les enfants des écoles et des adultes. Elle fait régulièrement des sondages pour voir si la population migratoire évolue. Malheureusement, on peut déplorer que 70% des oiseaux verdiers d’Europe, et des moineaux ont disparu en 15 ans. Ces sondages sont effectués en différents endroits sur le site et hors du site, comme à Saint-Julien-du-Sault, par la capture, du petit jour à midi, des oiseaux dans des filets tendus qui font 12 m de long sur 3 m de haut. On compte 10 filets sur le site. L’oiseau est immédiatement répertorié, bagué et relâché. Ces relevés se font annuellement 3 fois toutes les ½ heures, à 3 semaines d’intervalle.

Pour bien observer la faune, il faut du matériel d’approche visuelle performant, dont dispose la LPO. C’est ainsi que nous avons pu distinguer différentes espèces d’oiseaux migrateurs : cigogne blanche et cigogne noire, cygne, héron, grue, milan noir,  Sterne pierregarin, Canard colvert, goéland, Mouette rieuse, foulque, martin-pêcheur,  sarcelle, aigrette, Chevalier aboyeur, etc…Il existe 158 espèces nicheuses dans l’Yonne.

Foulques et leurs petits

 

Nid de foulque au milieu des nénuphars

 

Martin pêcheur

 

Aigrette

 

Roger Geoffrin est un passionné, et connait bien les différentes espèces ainsi que leur période de migration.

La LPO a construit des sortes de bateaux pour les foulques qui y nichent.

La cigogne blanche par exemple, lors de son voyage en Afrique, migre ici en janvier pour une période prénuptiale et en août pour une période post nuptiale.

Le coucou est aussi un oiseau migrateur qui part en Afrique début juillet. Ses petits sont laissés aux bons soins de l’oiseau dont ils ont occupés le nid et font seuls le parcours dès qu’ils sont en capacité de voler.

La Sterne arctique a cette capacité surprenante de rejoindre les deux pôles du globe.

Ne pas confondre la grande aigrette avec le héron.

Le goéland n’hésite pas à manger les petites sternes.

Bateaux aménagés par la LPO pour les Sternes

Le Canard colvert renouvelle tout son plumage en juillet, ce qui l’empêche de voler pendant 1 mois environ.

Le Milan noir, repérable par sa queue à fourche, se plait ici car il est proche de la décharge de  Saint-Florentin-Duchy. Il hiverne en Afrique en hiver, revient début mars et repart en septembre.

Le Grèbe huppé, au bec en forme de poignard, met ses petits sur son dos au début, pour les déplacer.

Lors du parcours pédagogique, bien matérialisé par des panneaux reprenant différentes espèces d’essence (Erable negundo, fusain, Aulne glutineux, Peuplier noir, Saule blanc, cornouiller, prunelier, tremble, aubépine, églantier, etc.) et  types d’oiseaux, nous avons vu les filets en attente, 2 mares, réserves naturelles de biodiversité avec des insectes et des batraciens, un hôtel à insectes, des orchidées sauvages, etc.

Grenouille dans la mare

L’accès est libre, et nous avons rencontré beaucoup de visiteurs. De nombreux tableaux expliquant les différentes espèces sont présents dans les cabanes d’observation.

Il est indispensable que nous puissions tisser des liens entre nos deux associations car les oiseaux sont aussi nos amis, et nous participons à leur venue en favorisant la biodiversité. Nous voulons remercier la LPO et plus particulièrement Monsieur et Madame Geoffrin pour leurs explications. 

 

Nid de mouettes rieuses

 

La Sterne pierregarin

 

Le Milan noir

 

Explications sur le Vanneau huppé

Le grand Cormoran

© Texte de Georges Chevaux. Photos de Nadine Poulot et Georges Chevaux.

 

 

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