Lombricompostage

Le lombricompostage au jardin : les conditions d'une réussite dans le jardin de Michel

 

Le lombricompostage, aussi appelé "vermicompostage" par les jardiniers belges et québécois, est un procédé naturel, appelé bio-oxydation, de transformation et de stabilisation de la matière organique (nos déchets), dous l'action combinée de micro-organismes et des vers de compost. 
Michel pratique cette technique depuis plusieurs années, dans son jardin de Charbuy.
 
Pourquoi le lombricompostage ? 
Le lombricompostage est une variante améliorée du compostage.
En effet, un tas de compost est normalement en contact direct avec le sol ; de ce fait, une partie des éléments du compost peut être lessivée ou enfouie dans le sol ; par ailleurs, des intrus - souris, musaraignes et taupes, en particulier - peuvent venir se servir dans le compost. Le lombricomposteur ne permet pas l’accès à de tels intrus et permet de conserver l’intégralité des éléments que l’on y dispose ; rien n’est perdu.
 
Comment construire son lombricomposteur ?
Vous trouverez un lombricomposteur dans les bonnes jardineries, mais si vous êtes un peu bricoleur, vous pouvez, en quelques heures, en construire un qui sera tout aussi efficace et, surtout, vous pourrez l’adapter à votre besoin.
Pour cela, il faut des caisses en polystyrène, des bacs en plastique ou en bois.
Pour ma part, après avoir lu un ouvrage très intéressant (*), j’ai choisi de construire celui-ci, à partir d’un bac en plastique (jaune), d’une plaque de métal provenant d’un cadavre de lave-linge et de panneaux de contre-plaqué marine pour construire les bacs où travaillent les vers.
Ces bacs doivent être pourvus de trous afin de permettre une bonne aération de l’ensemble (voir photo 1).
Leur « fond », constitué d’un grillage rigide à mailles (1 cm de côté), permet aux vers de passer librement d’un bac à l’autre. Les dimensions du bac en plastique (L x l) conditionnent celles des bacs en contreplaqué. L x l x H = 43 x 35 x 30 cm, soit une contenance d’environ 45 litres (voir photo 2).
Ce bac en plastique permet de collecter le « jus » du lombricompost, excellent engrais pour plantes d’intérieur.
La plaque de métal est perforée de quelques trous de 14 mm et placée entre le bac en plastique et le premier bac en contreplaqué. Son rôle est de permettre l’écoulement du jus tout en limitant le risque de suicide des vers dans ce jus.
Pour terminer, un couvercle de bois doublé d’une feuille de plastique, destinée à maintenir l’humidité, coiffe l’ensemble.
Le lombricomposteur est prêt à accueillir les déchets et les vers qui les mangeront. Ces déchets seront déposés dans les bacs, en commençant par celui du bas, puis en remontant, bac après bac.
 
Quels déchets ?
Les épluchures de légumes, le marc de café et son filtre papier, les feuilles d’essuie-tout, la sciure et les petits copeaux de bois, quelques poignées d’herbe de tonte, de temps en temps ; tout ceci en veillant à conserver une humidité permanente, mais limitée, que l’on équilibre en alternant les apports de matières sèches (lambeaux de papier, copeaux de bois, etc.) ou humides (débris de végétaux, pulvérisation d’eau, en cas de besoin).
Les vers n’ayant pas de dents, ne pas oublier d’ajouter, de temps en temps, des coquilles d’œufs broyés qui leur servent de meules.
 
Quels vers ?
Des vers provenant du tas de compost (ceux-ci ne survivraient pas dans le jardin, de même que les lombrics du jardin ne vivraient pas longtemps dans le compost, ni dans le lombricomposteur). Il est possible d’en acheter dans le commerce ; mais il est beaucoup plus judicieux de prendre le temps de tamiser du compost déjà bien décomposé prélevé sur le tas de compost.
Quelques centaines de ces vers permettront de démarrer le lombricompostage. Ils se multiplieront rapidement.
Ces vers sont de deux types :
Eisenia andrei, le ver de Californie, rouge vif, qui se nourrit de matière organique fraîche.
Eisenia foetida, le ver du fumier, rouge tigré de jaune ou de gris, fait repas de toute matière en cours de décomposition.
 
Fonctionnement
Il faut veiller à conserver le lombricomposteur à l’abri de la lumière et, surtout, du soleil direct ; la température idéale est comprise en 15°C et 25°C.
Ne jamais déposer une importants quantité de végétaux (risque d’échauffement). Dans de bonnes conditions, un ver mange plus que son poids en 24 heures. Il faudra donc compléter le premier bac avec le contenu du second, au fur et à mesure du besoin. Il n’y a aucune mauvaise odeur à craindre tant au niveau du jus que du lombricompost. Le lombricomposteur peut donc passer l’hiver à l’intérieur de la maison ou dans une bonne cave.
Lors de la récolte du lombricompost, ne pas oublier de récupérer les vers et les remettre au travail.
1 kg de lombricompost remplace aisément 10 kg de fumier de cheval.
 
Ouvrage de référence :
"Les vers mangent mes déchets",
Auteur : Mary Appelhoff
Editions Vers La Terre. 
 
© Michel FRIMOUR. (cra630)
 
 

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