Purin d'orties

Purin d'orties : la fermentation, l’infusion, la décoction, la macération

Les recettes et les modes d’emploi

 
Samedi 26 février 2011, au Centre culturel de Saint-Georges, devant 23 adhérents, Michel Frimour a fait partager ses expériences dans le domaine du traitement des plantes par les plantes, en commençant par dénoncer l’appellation purin d’ortie, qui, selon lui, ne représente pas la réalité.
 
La première approche est la fabrication d’extraits fermentés.
Grâce à une bonne fermentation enzymatique, réalisée avec soin et méthode, on pourra extraire des molécules à effet éliciteur d’une plante pour soigner ou protéger d’autres plantes, mais, en aucun cas, il faudra parler de purin. Ce terme évoque une décomposition avancée, avec une odeur pestilentielle, sans intérêt dans notre recherche. Ces molécules seront à utiliser à dose homéopathique, dans des dilutions importantes. Michel Frimour conseille même de diluer la matière active à 5 % au lieu des 20 % recommandés par certains ouvrages. Les effets sont plus longs à venir mais réels et durables dans le temps, car la plante prend son temps.
La recette du succès repose sur quelques principes de base :
- Utiliser des récipients en plastique ou en verre, ne pas mélanger les extraits lors de leur « fabrication », utiliser de l’eau de pluie à température ambiante, choisir des plantes non polluées, faire une préparation sur 10 litres d’eau minimum, respecter une température de 20 à 21°C, brasser une dizaine de minutes, matin et soir, tant que des bulles remontent en surface, filtrer finement, même en deux temps, pour éliminer les débris, ne pas attendre pour l’utilisation, ne pas nourrir la plante traitée pendant plusieurs jours après traitement. Certains extraits peuvent se conserver à l’abri de la lumière, au frais, plusieurs mois.
D’autres méthodes sont utilisées, chacune ayant ses plantes et traitements préférés.
La décoction s’obtient en chauffant la plante à ébullition, dans une proportion de 1 litre d’eau pour 100 à 150 grammes de plante fraîche, pendant 20 à 30 minutes, en laissant le couvercle pour recueillir les produits d’évaporation lors du refroidissement. Filtrer et utiliser instantanément.
L’infusion est le résultat d’une chauffe de la plante à ébullition, puis on laisse refroidir. Filtrer et utiliser dans les jours suivants.
La macération s’opère en 24 heures de trempage des plantes coupées dans de l’eau à température ambiante. Utiliser de suite.
Michel Frimour nous a donné des conseils sur chaque plante pouvant servir de base d’extraction, la consoude, le pissenlit, la prêle, l’ortie, l’absinthe, l’ail, la bardane, la tanaisie, la sauge, la rue, etc...
Des questions ont été posées, des expériences comparatives échangées, des ouvrages de référence recommandés.
C’est toujours avec plaisir que nous nous retrouvons pour améliorer nos compétences. Encore merci à Michel Frimour pour le temps qu’il passe à aider les adhérents de son groupe potager.

© Georges Chevaux. (cra250)

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