Jardin cultivé sans retournement

SOUGERE-SUR-SINOTTE. Samedi 16 juin 2012. Chez Michel Coquille.

 

Comme à l’accoutumée, Michel Coquille rassemble les foules : nous étions une vingtaine à venir voir ou revoir son jardin, une curiosité pour beaucoup de jardiniers, toujours attachés au labourage traditionnel. Michel cultive son jardin sans retournement de terre depuis 7 ans.

 

Préparation du compost.

 

Michel a commencé sa démonstration en montrant comment il mettait en œuvre son couvert végétal du sol : tous les déchets de jardin passent dans le compost. Avant l'hiver, il étend le compost décomposé et le recouvre de 10 cm de paille broyée. Il ne consomme pas moins de 2 ballots de paille par an, soit environ 700 kg, récupérés chez un cultivateur, dont il sait qu’il n’utilise pas de produits réducteurs de tiges, nuisibles à la croissance des futures plantations. Les vers de terre travaillent pour lui, en surface, et pendant l’hiver, ils peuvent continuer leur tâche, car ils ne sont pas obligés de s’enfoncer en terre pour s’éloigner du gel. Au printemps, il enlève ce qui n’a pas été décomposé pour planter ses légumes. Il pousse même l’expérience jusqu’à mettre ses pommes de terre directement dans son « couvert végétal », ce qui a pour avantage de les récolter sans peine.

Nous avons fait avec lui le tour du propriétaire.

 

Tomates en cage.

 

On peut noter que ses tomates sont placées dans des cylindres de PVC d’une hauteur de 15 cm environ au dessus du sol, eux-mêmes entourés d’un grillage d'un diamètre de 80 cm en grosses mailles, sur une hauteur de 1,20 m environ. Les poteaux plantés à côté sont coiffés de pots retournés portant le nom de la variété de la tomate écrit dessus. A noter qu’il n’enlève pas les gourmands. Les racines de tomates iront se nourrir dans un environnement constitué de 15 cm de compost paillé.

Les pieds de fraises ont été plantés à travers une toile noire qui évite le désherbage. Les stolons sont repiqués selon la même méthode : la fraise a besoin d’un environnement propre.

 

 

Rien n’échappe à sa méthode de culture : haricots, radis, betteraves rouges, salades, oignons, pois, choux sont plantés ainsi. Même les pieds de vigne sont entourés de son compost.

Il nous montre en particulier le Choux de Daubenton, une vivace, dont on consomme les jeunes feuilles, très différentes de celles d’un chou traditionnel.

Parmi les vivaces, il cultive de la tanaisie.

 

Il nous indique qu’il existe différentes variétés de tanaisie dont la tanaisie commune, ou Tanacetum vulgare, utilisée entre autres pour le traitement des plantes, et la tanaisie dite « Chartreuse », dont il a également des pieds, avec laquelle on fait la liqueur bien connue, du même nom. La différence physique entre les deux n’est pas évidente.

Ensuite, nous visitons son jardin d’agrément. Il distribue au passage des plants de fleurs qui iront compléter la collection de nos jardiniers.

 

Enfin, selon la tradition, nous nous réunissons autour du verre de l’amitié, et c’est encore une opportunité pour Michel de nous faire déguster sa gelée de caseille - faite avec le fruit du caseille, un hybride de cassis et de groseillier épineux - et goûter à l’arroche verte, pour en apprécier les saveurs.

© Georges Chevaux.

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