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Georges CHEVAUX
11 juin 2022
La permaculture, quelles perspectives pour l'avenir

La permaculture, quelles perspectives pour l'avenir

Conférence d’Ombeline Massot, le dimanche 8 juin 2022

En ouverture de l’Assemblée Générale de la Société d’Horticulture de l’Yonne

Thème : « La permaculture, quelles perspectives pour l’avenir »

Ombeline a commencé par se présenter comme étudiante à l’école d’ingénieurs UniLaSalle de Beauvais, Pôle d’enseignement supérieur dans le domaine des métiers de l’agronomie, après avoir suivi une formation initiale en Biologie et Biodiversité. Bien que très jeune, elle a déjà une certaine expérience : elle a travaillé dans différentes structures de la région Centre avec l’Association Régionale pour l’Emploi Agricole et Rural (ARDEAR), réseau engagé pour l’agriculture paysanne. Elle a accompagné des agriculteurs sur des questions de transmission de patrimoine, elle a participé à des échanges au sujet de la microbiologie des sols, des semences paysannes pour les artisans boulangers, participé à de l’agro foresterie et même de l’agriculture fruitière.

Ombeline Massot questionne :

- Le potager est-il naturel ?

La réponse est non, car il a beaucoup évolué depuis que l’homme s’est sédentarisé, il y a environ 10 000 ans. L’homme a sélectionné des variétés pour les adapter à ses besoins, étudié les meilleures façons de conserver l’eau et apporter des intrants. Y aurait-il des bonnes et des mauvaises pratiques ? Tout dépend de l’environnement recherché et des résultats économiques attendus.

- Quels sont les besoins d’une plante ?

Il faut distinguer les besoins hors sol et dans le sol. Pour les premiers, ils sont soumis aux rayons solaires, au gaz carbonique prélevé dans l’air, et il y a un rejet d’oxygène par les feuilles. Pour les seconds, le sol va fournir l’eau, les nutriments et les minéraux à la plante par ses racines, et la plante va secréter des exsudats qui vont nourrir la vie du sol (vers de

terre, cloportes, bactéries, champignons…).

- La permaculture répond-elle à ces besoins ?

Ce terme « permaculture » date des années 80, il vient de l’Anglais « Permanent culture ». Nous nous éloignons un peu des schémas traditionnels. En fait, il existe des pratiques culturales différentes qui génèrent des gestions différentes avec des logistiques appropriées. Chacune d’elles cherche à gérer l’eau, la matière organique et les aspects chimiques des intrants, au mieux des besoins. Pour sa part, la permaculture propose des pratiques telles que :

Le paillage organique, qui couvre le sol et le protège des rayons solaires, tout en lui apportant des éléments nutritifs

La culture sur buttes, qui favorise un bon drainage de d’eau dans le sol

La densification des cultures qui augmente les productions et permet une couverture au sol pour contrer les adventices.

L’association des cultures, qui facilite un bon voisinage complémentaire entre les plantes.

Mais ce ne serait pas suffisant sans un sol vivant, car c’est dans le sol que se fait le travail grâce aux organismes qu’il contient depuis les vers de terre jusqu’aux microorganismes, bactéries et champignons. Cette vie du sol va transformer le compost (déchets organiques) en humus, par l’incorporation de la matière organique effectuée par les vers de terre. Les racines vont aller chercher des nutriments qui en sont issus, ainsi que les minéraux de la roche mère, également remontés par les vers de terre. Ces derniers décompactent ainsi le sol, créant des galeries qui permettront aux racines d’y pousser, ainsi qu’à l’eau d’être drainée. Le sol ainsi structuré va limiter le phénomène de battance. L’homme ne sait pas faire ce travail. Par contre, il va altérer la vie et la bonne structure de son sol en le travaillant.

Au niveau des associations de plantes, on peut distinguer les plantes dont il faut éviter le voisinage, les plantes compagnes, les plantes répulsives vis-à-vis des maladies ou des insectes ravageurs, les plantes complémentaires comme le maïs, la courge et le haricot grimpant.

La butte et le paillage permettent de favoriser l’activité biologique et la présence d’insectes. Le montage d’une butte est un gros travail, il se fait une fois par an et évite tout travail du sol (labour, bineuse,…). Il faut s’astreindre à renouveler le couvert lorsqu’il est décomposé, la gestion des associations de plantes n’est pas toujours facile, les buttes peuvent être orientées par rapport au parcours du soleil, et il faut gérer les rongeurs qui se plaisent dans ce milieu. En résumé, la permaculture n’est pas un absolu, on est toujours en recherche de la meilleure formule, tout dépend de l’expérience de chacun, d’où l’utilité de la partager avec d’autres personnes. Concernant le maraîchage, il faut tenir compte du rapport homme/surface, car il faut répondre à des besoins économiques, mais l’expérience est belle.

Elle nous a ensuite incités à nous documenter. Par exemple, sur youtube. il existe des conférences gratuites ou des partages d’expériences très intéressantes avec l’organisme « Maraîchage Sol Vivant » ou « Ver de Terre Production ».

Puis, nous avons visionné le témoignage d’un jeune maraîcher, Régis Guthmann, qui, après une reconversion professionnelle totale, a créé « Les Jardins de Leienzug » à Balgau, entre Colmar et Mulhouse, en Alsace.

Enfin, Ombeline nous a présenté une ancienne professeure des écoles reconvertie dans la boulangerie, à Orléans, et investie dans l’association-réseau « Les Semences paysannes ». Un projet d’installation de ce type de boulangerie est envisagé à Précy-sur-Vrain, près de La Celle-Saint-Cyr.

Compléments d’informations apportés par Ombeline Massot :

Comment créer sa butte :

  • Orientation : « Si la butte est orientée nord-sud, les pentes, exposées à l’est et à l’ouest, recevront davantage les rayons du soleil. Si elle est orientée est-ouest, on pourra placer les plantes de mi-ombre comme les salades sur la partie nord, et celles qui aiment le soleil (basilic, origan…) sur la partie sud.
  • Une bonne couverture

Il est indispensable de bien couvrir le sol pour éviter à la terre de se dessécher. En outre, en se décomposant, cette couverture va favoriser l’activité des bactéries, des vers de terre, des insectes… et nourrir le sol. On peut la laisser en permanence ou bien l’enlever au début du printemps pour que la terre se réchauffe plus vite.

En hiver, ce paillis est intéressant pour protéger la butte des grosses pluies et empêcher le lessivage des éléments nutritifs.

Pour réaliser cette couverture de matière organique (mulch), on utilise des feuilles mortes l’hiver, des tontes de gazon l’été, de la paille, des roseaux, des fougères si l’on en a. Les adventices font aussi un très bon couvre-sol. Il suffit de les couper à ras et de les laisser sécher sur la butte. De même, les parties des plantes que l’on ne mange pas (fanes de radis, de carottes, tiges et feuilles des fèves…) constituent une protection de choix, riche en azote. Mais attention si vous mettez du foin car les graines risquent de germer dans la butte !

Au fil du temps, la butte a tendance à se tasser, mais grâce à cet apport continu de matériaux, cela limite ce phénomène et améliore le sol qui se renouvelle sans cesse. En outre, un paillis épais diminue le désherbage.

  • Adapter sa technique de semis

La présence du couvre-sol rend le semis assez délicat. Aussi, il est souvent plus facile au début de repiquer des plants : il suffit d’écarter la couche protectrice et de creuser la terre meuble pour y implanter des salades, des choux, des poireaux… On aura aussi de bons résultats avec des semis de grosses graines (haricots, fèves), dont la plantule, assez solide, peut traverser sans peine une couverture de 5 voire 10 cm. Pour les petites graines de salades, carottes ou de radis, mieux vaut enlever la couverture de paille ou bien se contenter d’une épaisseur 1 à 2 cm.

Si elle limite l’arrosage, cette couverture ne le supprime pas totalement et il ne faut pas hésiter à apporter de l’eau dès que les feuilles commencent à se flétrir. Le bas de la butte est plutôt plus humide et convient bien aux choux et aux salades, tandis que la terre du sommet est bien drainée, ce qui est adapté aux tomates qui n’aiment pas avoir les pieds dans l’eau. »

Source : Terre Vivante

  • Schéma de composition d’une butte :
  1. Si le sol semble très pauvre et altéré par le labour, avec une croûte de battance qui se forme après la pluie, recouvrir ce sol de broyats de bois pendant 2-3 mois avant de commencer à construire la butte.
  2. La butte est composée de fumier, recouvert par de la terre ou du terreau, le tout étant recouvert de paillage.

Il est important que le fumier repose 1 mois avant d’être recouvert s’il est frais. Un fumier frais peut être néfaste pour le sol s’il est trop riche.

Autres ressources bibliographiques :

  • L’association de cultures :

Livre : « J’associe mes cultures et ça marche ! », Claude Aubert – éditions Terre Vivante

-> Conseils d’association, conseils d’aménagement des buttes… Simple et concret ! En vente chez Botanic.

  • Les semences paysannes :

Livre : « Produire ses graines bio », Christian Boué - Editions Terre Vivante

Fiches : disponibles sur ce site

« La Sélection Conservatrice des variétés potagères sur les fermes - quelques conseils», François Delmond

« Le Potager d'un Curieux La biodiversité au jardin »

« La production de semences potagères », Agrobio Périgord

Où se procurer des graines : Ferme Mille Variétés anciennes à Millançay (lien ici)

Livrets de vulgarisation – explication : sur le lien de ce site : ici

Bande Dessinée : « Histoires des semences, Résistance à la privatisation du vivant », gratuit sur le site ici

Dépliants : les OGM, ressources disponibles sur le site ici

Soigner ses plantes – les purins :

Livre : « Purins et autres préparations de plantes », Thomas Alamy – éditions Ouest-France

© Texte de Georges Chevaux.

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