Société d'Horticulture de l'Yonne
Menu icoMenu232White icoCross32White
?>

Images de la page d'accueil

Cliquez pour éditer

Ajoutez un logo, un bouton, des réseaux sociaux

Cliquez pour éditer
  • Société d'Horticulture de l'Yonne
  • Dernières nouvelles ▴▾
  • L'association ▴▾
    • Présentation
    • S.H.Y. 120 ans
    • Historique
  • Agenda ▴▾
  • Groupes d'intérêt ▴▾
    • Présentation
    • Comptes rendus d'animations
    • Agronomie
    • Arboriculture fruitière
    • Art floral occidental
    • Art floral oriental IKEBANA
    • Jardin d'agrément
    • Jardin Paysager
    • Potager
  • Activités ▴▾
    • Description des activités
    • Programmes d'activités
    • Conférences
  • Documentation ▴▾
    • Le Jardinier Icaunais
    • Collections
    • Lexique botanique
    • Dernières acquisitions
    • Ouvrages recommandés
  • Galerie photos ▴▾
    • S.H.Y. 120 ans
    • La presse en parle
    • un salon pour rêver
    • Salon "INVITATION FLORALE" 24 au 26 mars 2023
    • Exposition IKEBANA
  • Voyages ▴▾
  • SNHF ▴▾
    • Présentation
    • Jardiner autrement
  • Se connecter
  • Présentation
  • S.H.Y. 120 ans
  • Historique
  • Présentation
  • Comptes rendus d'animations
  • Agronomie
  • Arboriculture fruitière
  • Art floral occidental
  • Art floral oriental IKEBANA
  • Jardin d'agrément
  • Jardin Paysager
  • Potager
  • Description des activités
  • Programmes d'activités
  • Conférences
  • Le Jardinier Icaunais
  • Collections
  • Lexique botanique
  • Dernières acquisitions
  • Ouvrages recommandés
  • S.H.Y. 120 ans
  • La presse en parle
  • un salon pour rêver
  • Salon "INVITATION FLORALE" 24 au 26 mars 2023
  • Exposition IKEBANA
  • Présentation
  • Jardiner autrement
Georges CHEVAUX
9 juin 2026
Visite du Jardin de Josiane Cadillac à Lain, le 23/05/2026

Visite du Jardin de Josiane Cadillac à Lain, le 23/05/2026

Une quinzaine de personnes étaient venues pour découvrir ou redécouvrir le jardin de Josiane, spécialiste des rosiers à la SHY.

Quelques repères historiques

Elle a commencé par nous dresser un bref historique pour mieux comprendre leur évolution en France.

• Les roses anciennes étaient connues dans l’empire Romain et étaient utilisées pour les fêtes païennes. A la fin de l’empire romain, la rose est mise à l’écart.

• L’Église, et en particulier les moines vont la cultiver à des fins médicinales (jardin des simples) et liturgiques.

• Dès le Moyen Age, les jardins privés restent l’apanage de la noblesse et des prélats.

• A la Renaissance, l’Italie montre la voie dans le domaine de la botanique. On trouve des jardins botaniques à Pise, Padoue et Florence. Sous l’influence italienne, les rosiers botaniques se sont développés en France. Ils sont obtenus souvent par mutation naturelle. Les rosiers botaniques sont en fait des rosiers que l’on cultive à partir de leur forme sauvage (ex l’églantier). Ne pas confondre avec les rosiers horticoles, qui ne poussent pas à l’état naturel, mais sont créés par l’homme au gré des hybridations. Au début de cette époque, ils étaient encore peu nombreux, mais ils se sont développés de plus en plus. Un cultivar est un rosier horticole pour lequel on a cherché à obtenir des caractéristiques précises.

• Fin du XVème siècle, la diffusion de l’imprimerie permet la publication de nombreux ouvrages de botanique. Le travail des botanistes est foisonnant, mais désordonné car chaque région y va de ses publications et descriptions.

• La dénomination des plantes au XVIème siècle est devenue si confuse qu’un bilan était nécessaire. Les Frères Bauhin, protestants, ont entrepris ce travail considérable et fastidieux de compilation.

• Au XVIIIème le nombre de roses hybridées a été fortement développé.

• Au XIXème siècle, le public s’enthousiasmera pour la culture des roses. L’impératrice Joséphine de Beauharnais, passionnée de rosiers, joua un rôle important dans la vague de « rosemanie » qui déferla à l’époque.

• Après la levée du blocus continental organisé à l’époque napoléonienne, il devenait plus facile de s’approvisionner avec des roses en provenance de Chine. On les appelait Rosiers Thé car ils venaient par bateaux qui transportaient du thé pour l’Europe. Les Hollandais ont été très impliqués dans ce transport par bateaux.

Les plus anciens rosiers connus en Europe sont des galliques ou gallicanae. Ils comprennent les Provins, les Alba, Damas, Portland, Centifolia (centfeuilles), et mousseux. Ils se multiplient facilement par semis et ne fleurissent qu’une fois par an.

Un jardin très varié

Le jardin de Josiane comporte plus de 300 rosiers dispersés dans un environnement très varié, on y trouve beaucoup d’autres plantes comme des Heuchères, des pivoines,

des Hostas, des Népétas, des géraniums, des Lychnis etc … Les saisons de floraison évoluent en fonction des espèces, ce qui donne une certaine continuité de couleurs et d’odeurs. La plupart des rosiers sont identifiés sur des ardoises, Au fur et à mesure de notre déambulation dans les allées sinueuses du jardin, Josiane s’arrêtait régulièrement sur un rosier ou une fleur pour l’agrémenter d’une histoire.

Le groupe,

Josiane,

Des rosiers et des hommes

Parmi les rosiéristes précurseurs citons en premier

• Jacques Louis Descemet, dont la famille botaniste entretenait le jardin des apothicaires à Paris. Après la Révolution, il installa sa pépinière dans l’ancien carmel de Saint-Denis. Entre 1804 et 1814, il créa plus de deux cents rosiers, obtentions de rosiers galliques dont le « Belle Flore »

, « Impératrice Joséphine ».

A la suite de la défaite de Waterloo, sa pépinière fut pillée par les Russes. Il émigra et devint Directeur du Jardin Botanique d’Odessa, ville où il décéda en 1839.

Comme autres rosiéristes célèbres évoqués par Josiane, citons :

• Philippe et Louis Noisette. Philippe chargé de mission s’installe à Charleston (Etats Unis) et devient jardinier en chef du jardin botanique de la Société de médecine de l’Etat de Caroline du Sud. Il donne à son voisin un spécimen de la rose « Gold Blush ». Hybridée avec « Rosa Mochata », il assiste à la création d’une nouvelle variété. Il envoie les graines à Paris à son frère Louis. Ce dernier la commercialise sous le nom « Rosa Noisettiana ». Cette variété remontante fut alors hybridée avec d’autres variétés constituant le groupe de roses « Noisette ».

• Jean-Baptiste Guillot père et fils, de Lyon, ont créé leur propre collection, Avec le rosier Thé « La France », créé en 1867 par Jean Baptiste Guilliot fils, on peut dire que l’on passe des rosiers anciens aux rosiers modernes.

• Clément Nabonnand, ex chef jardinier chez Guilliot père, créa sa collection sur la Côte d’Azur

• Vibert créa « Alba », rose blanche

Quelques photos prises au hasard :

Rosier Belle Sultane, de couleur profond violette aux reflets de velours, cultivar de rose ancienne issu de Rosa gallica introduite par André Du Pont au jardin de la Malmaison au tout début du XIXe siècle .

Rosier Louis Philippe de Guérin, Sinensis

Baron Ernest Leroy remontante

Jules Maquinant de Vigneron, hybride remontante

Jeanne d’Arc de Vibert, alba

Rosa gallica versicolor, botanique, avec des nuances de rose et blanc

Gipsy Boy de Geschwind à la couleur originale rouge violacé

Pivoines au détour d’un chemin

Taille en nuage par Xavier Serruys, paysagiste

A l’issue de ce petit tour du propriétaire, nous avons assisté à une démonstration de taille en nuage, organisée par Xavier Serruys, sur un Junipérus au tronc fortement tortueux.

Il est paysagiste et nous avons eu la chance il y a 2 ans de pouvoir visiter son domaine chez lui très original, inspiré de références asiatiques ou druidiques…Xavier a fait sa formation sur cette taille dans la Drôme chez Eric Borgeot.

Il nous a indiqué qu’il fallait respecter 3 étapes :

• D’abord faire un grand nettoyage, enlever le bois mort, les branches qui se croisent et se demander quelle type de charpente on veut conserver.

• Choisir une configuration du tronc avec ses charpentières et les masses que l’on veut créer bien en vue

• Former des pré-nuages en supprimant tout le feuillage qui précèdera sur la branche pour créer un vide avant le nuage. Dans ce feuillage, supprimer les pousses situées sous la branche et araser à même hauteur les pousses situées sur la branche.

• On cherchera ensuite une densification par nuage. Réduire l’ extrémité des feuillages. Pour améliorer encore, on peut brosser le tronc. Il faut compter deux interventions de taille par an.

• Beaucoup d’arbres peuvent être taillés dans cette configuration originale, pratiquée couramment au Japon. (lauriers, pommiers etc..)

• on voit l’ébauche des nuages

• Avec le tronc bien dégagé

Merci à Josiane pour son accueil. Nous lui souhaitons de partager le plus possible sa passion avec nous et également avec son association « Jardin et santé »

Merci à notre ami Xavier pour avoir pris le temps de nous faire partager ses connaissances.

Texte Georges Chevaux. Photos de Marc Belvalette et Georges Chevaux

icoFacebook35Color icoComment35Color
icoFacebook35Color icoComment35Color
0 commentaire(s)
Connectez-vous pour laisser un commentaire
icoFacebook24Color
  • Plan du site
  • Licences
  • Mentions légales
  • CGUV
  • Paramétrer vos cookies
  • Se connecter
  • Propulsé par AssoConnect, le logiciel des associations de Loisirs