Taille de printemps au verger conservatoire de Lindry, (tout public)
Samedi 21 février 2026
Tailles de formation et de fructification par Denis Massot
En présence de Nathalie Adnet, représentante de la Mairie et membre de la SHY,
Malgré un temps incertain, nous étions environ 25 personnes à nous être déplacés jusqu’au verger de conservation de Lindry, initié par Bernard Brenot, (maire du village de 1995 à 2014),
Nathalie nous brosse un rapide historique, la volonté de l’ancien maire de préserver des variétés anciennes de fruitiers de sud Bourgogne. Ce verger a été mis en place par Denis Massot il y a une quinzaine d’années. Les enfants des écoles y viennent de temps en temps et on y rencontre aussi des randonneurs. Le terrain a été défoncé à l’origine avec apport de terre végétale. Le terrain est en pente.
L’option a été de planter des scions achetés à Angers.
Conformément à la demande du Conseil Régional, les vergers de conservation doivent permettre d’identifier facilement les arbres. C’est ainsi qu’un panneau très didactique a été installé pour répertorier les variétés.
Nathalie confirme que par rapport à l’origine, certains arbres ont dû être remplacés. L’entretien du verger est géré par le service Espaces verts de la mairie.
Denis Massot nous accueille à son tour et présente le matériel qu’il a apporté:
son sécateur de marque Pradine, une scie égoïne type japonaise, une petite tronçonneuse de marque Stihl, et pour l’ensemble des systèmes télescopiques adaptables. La marque Fiskars propose des systèmes télescopiques intéressants
Quelques principes de base : Il nous emmène sur le terrain pour mieux expliquer.
Taille de formation, la lumière étant indispensable pour permettre la photosynthèse par le feuillage, on cherche surtout à dégager le centre de l’arbre et à éliminer les branches qui se croisent ou se superposent.
(pommier avant et après éclaircissage)
La taille est inversement proportionnelle à la vigueur de l’arbre, ce qui signifie que l’on taille d’autant plus sévèrement que l’arbre manque de vigueur. Les branches verticales auront tendance à poursuivre leur progression en bois au détriment de la production de fruits. Plus une branche est horizontale, plus elle sera à même de porter des fruits. D’où l’idée de réduire au mieux les branches verticales. Attention de ne pas non plus trop réduire le nombre de branches car il faut laisser des tire sève, pour que l’arbre ne fasse pas trop de bois.
Saisonnalité de la taille, il est préférable de tailler les arbres à noyaux après récolte et les arbres à pépins vers la fin de l’hiver.
Taille de fructification, les yeux à bois de l’année venus sur des coursonnes récentes vont évoluer l’année suivante vers des dards (extrémités pointues) puis en 3ème année vers des bougeons à fleur, prélude à la possibilité de fruits. Les dards peuvent rester plus d’un an dans leur configuration. On va donc tailler de préférence sur des bois de 2 ans. L’idéal est de parvenir à un équilibre entre le nombre de fruits et la capacité de l’arbre à les supporter et les alimenter. On parle en théorie de laisser 5 fruits au ml. Un bouton à fleurs produit généralement plusieurs fruits. Pour les éclaircir, on garde de préférence le fruit intérieur à la grappe pour les pommes et pour les poires c’est l’inverse.
Quelques précautions à prendre :
Supprimer les gourmands au pied de l’arbre :
(poirier avant intervention)
(poirier après intervention).
Protéger le pied de l’arbre contre les blessures des coupe-bordure
Former les jeunes charpentières en gobelet
Le tronc a subi une échaudure due au soleil rasant. Comme elle n’a pas été traitée au départ par un mastic cicatrisant, l’arbre a moins de vigueur et c’est une entrée pour les parasites.
Aérer le milieu de l’arbre
(prunier avant éclaircissage)
(prunier après éclaircissage)
La séance s’est terminée dans une ambiance toujours très sympathique devant le verre de l’amitié offert par la mairie.
Merci à nos hôtes et aux démonstrateurs
© Texte Georges Chevaux et Photos Yvette Jamonneau et Georges Chevaux